Interview du jour : Eric Roux, directeur PAD, Rock School Barbey

Adeline : Bonjour Eric, pouvez-vous nous expliquer en quelques mots d’où vient le Carnaval des 2 Rives ?

Eric Roux : En 2 mots je ne crains que ce soit difficile… Tout commence en 1995. À l’époque Philippe Douste-Blazy alors Ministre de la Culture décide de créer les Projets Culturels de Quartiers (PCQ). C’est Jean-Michel Lucas, directeur régional des affaires culturelles, qui décide que ce sera 2 associations opérant sur les musiques actuelles qui se chargeront du projet : Musiques de Nuit et nous-même (PAD), mais nous ne savons pas encore que c’est le carnaval.

Bordeaux et plus précisément le  quartier des Aubiers sont donc retenus, mais avec la DRAC nous décidons de faire évoluer le projet sur tous les quartiers de Bordeaux et les 4 villes  de la rive droite, chose qui fut validée quasi de suite.  L’événement s’est axé au départ sur le festival des Hauts de Garonne que Musique de nuit pilotait, et un carnaval Capturerapprochant les 2 rives de bordeaux, car la mairie de Bordeaux avait le souhait de dé-ringardiser le carnaval existant.

Le carnaval est donc une action qui fonctionne sur le partenariat de la Rock School Barbey et de Musiques de Nuit. Mais alors quel est le rôle de Musiques de Nuit au sein du Carnaval des 2 Rives ?

L’opération depuis le départ est portée par les 2 associations et il n’y a pas de rôle particulier. Nous sommes à 50/50 coproducteurs du carnaval et gérons ensemble tout ce qui touche à la communication, l’administration de la production carnavalesque, les propositions artistiques.

Et pourquoi avoir choisi cette année la thématique de l’Afrique du Sud ?

Le choix des thématiques c’est toujours quelque chose d’assez intéressant sur le carnaval. Ce qui prévaut plutôt pour le carnaval, aux vues des financements qui sont extrêmement limités, c’est de faire en sorte que les thèmes que l’on choisisse se retrouvent dans les années culturelles décidées par le Ministère de la Culture ou le Ministère des Affaires Etrangères. Cela nous permet par exemple de financer la venue des artistes à travers ces biais-là.

Mais il y a eu d’autres facteurs qui ont influencé notre choix, comme le projet européen mené par Musiques de Nuit et Hamid Ben Mahi : Urban Ballets autour des danses sud-africaines. L’existence de l’association cenonnaise Mummies Cœur-arc-en-cielnous a aussi beaucoup aidé.

Qu’est ce que représente pour vous le Carnaval des 2 rives ?

Au départ, quand on nous a mis le carnaval dans les pattes avec comme objectif de dé-ringardiser la tradition carnavalesque avec une approche moderne, cela me paraissait un peu nébuleux. Mais au fil du temps et en se documentant sur ce qu’était un carnaval, ses origines, c’est devenu plus intéressant.

L’autre aspect intéressant, dans cette ville qui est traversée par un fleuve et qui a longtemps mis en opposition les 2 rives, c’est le défi d’anéantir cette confrontation ridicule. À l’instar de ce nouveau pont cette année qui est un trait d’union entre nos 2 rives, le carnaval, qui est le seul évènement à mêler les 2 rives aussi symboliquement, ne nous permet peut être pas de mettre les 2 rives sur un pied d’égalité, cela me semble utopique, mais au moins de les rendre complémentaires.

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